Caleçon Rose

HISTOIRE DU PROJET

Fiction inspirée de faits réels, CALEÇON ROSE raconte les dysfonctionnements de la machine judiciaire de notre pays.


Artistiquement, c’est un cri chorégraphique né de l’idée d’une plaidoirie dansée sur une création musicale originale.

Parce qu’ils dépassent la limite des mots, les gestes et la musique transmettent les émotions profondes et secrètes des acteurs d’un drame ordinaire…

En 10 minutes de film, un prévenu innocent et une avocate, se rencontrent, s’affrontent, se confrontent et se soumettent, muet.e.s et pensant.e.s, à la Justice de l’État. Leurs besoins d’expression sont différents, tout comme le sont leurs réalités. Pourtant, ils sont liés par une même affaire….

“Juger, c’est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l’on comprenait, on ne pourrait pas juger.”André Malraux

PHOTOS DU PROJET

EXPLICATIONS DU PROJET

Si la plaidoirie est un art dialectique dont l’influence sur les retombées d’un jugement n’est pas mineure, l’humain reste un être complexe traversé d’émotions sur lesquelles il est difficile de poser LE mot juste. Or, poser le mot juste, sur la bonne émotion est presque un travail de juriste. Le verdict – et donc le devenir d’une personne – dépend de la qualité du plaidoyer, de la précision des termes choisis, lesquels peuvent devenir mots-prisons. C’est pourquoi j’ai choisi l’expression non-verbale pour transmettre ce message : images, musique et danse expriment déjà beaucoup.
Pour pallier aux mots-prisons : la danse. Par un regard, un geste, un souffle, mon ambition est de « faire parler ce qui se tait », ne se voit pas, ne se sent pas… Je m’éloigne alors de la vision élitiste de la danse, encore trop considérée comme un art mineur ; et qui pourtant fait parler le corps qui nous porte sur nos chemins respectifs ; notre outil premier en quelque sorte. La culture populaire, l’essor de la technologie audiovisuelle, et même le culte de l’apparence permettent à la danse d’investir de nouveaux territoires (politiques, sociétaux, commerciaux, métaphysiques…).

La musique originale de François CRÉPU et Samuel HECKER guide la compréhension des émotions et déroule l’histoire. L’ambiance sonore (battements de coeur saturés, cliquetis de pièces de monnaie, « tic-tac » d’horloge, musique baroque et électro) conjuguée aux expressions faciales et corporelles fait monter la pression, ressentie je l’espère, comme le poids des responsabilités sociales de chacun et la difficulté d’exprimer ses émotions sans qu’elles soient jugées.
Les milieux que j’explore et que je souhaite toucher n’ont pas forcément l’habitude de se côtoyer. On confronte ici l’univers artistique de la danse avec celui du milieu judiciaire et institutionnel et celui d’un milieu engagé et militant. J’espère ainsi intéresser des publics divers et les pousser à s’interroger sur l’expression corporelle, la Justice et les mots.

LES MEMBRES DE L'EQUIPE


Eve hivernat

Réalisatrice


Marie-Sophie Driffield

Productrice


Diane Rigou-Chemin

Directrice de production


Mario Lesergent


Directeur de la photographie


Samuel Hecker

Compositeur


François Crépu

Compositeur


Vincent Bamberg

Acteur


Pamela Paniagua Sanchez

Actrice

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